J’écoutais beaucoup Blue Rodeo à l’époque. De fait, leur album Five Days in July demeure un de mes albums préférés. Nous cherchions à incarner le son Blue Rodeo avec cette chanson.

J’avais seize ans. J’imaginais une vie de tournées, une vie de déchirement qui m’obligerait de quitter le foyer, quitter celle que j’aime, pour rouler ma bosse d’artiste. J’imaginais le visage de celle que j’aime qui me regarde prendre la route sous la pluie. Je vous l’ai déjà dit : j’étais un ado mélancolique. J’aurais peut-être gagné à sortir dehors jouer au baseball plutôt que d’écrire des chansons aussi tristes!

Ceci dit, c’était ma chanson préférée du premier disque. Je garde de vifs souvenirs de mon ami John Fiddes à l’harmonica. Ce musicien d’origine écossaise, devenu un de mes grands complices musicaux et sages conseillers sur les routes de la vie. C’est lui qui m’a fait découvrir tellement d’artistes et de penseurs qui m’influencent encore aujourd’hui. Sans lui, et sans l’enregistrement de ce premier album, je ne serais pas devenu le bon folkie que je suis !

 

Une de mes premières sorties pendant ce voyage à Barcelone est au Park Guell.IMG_4326

Lorsqu’on débuta la construction du parc, en 1900, on imaginait une communauté réservée aux mieux nantis de Barcelone, autour d’un parc privé, à l’image des parcs de Londres (d’où l’appellation du parc). Gaudi avait d’autres idées.

Le Park Guell est devenu un immense terrain de jeu de l’imaginaire… impossible de s’y balader sans rêver. Ce qui me plait le plus, c’est qu’à chaque fois qu’on pénètre dans une nouvelle zone, des surprises nous attendent. À l’entréIMG_4329e, deux maisonnettes en pain de gingembre nous accueillent à la porte principale.

Un dragon joyeux nous attend par ci. Une grotte creusée à même la pierre de la montagne qui soutient tout le sentier de marche, par là.

Puis, une salle hypostyle, forte de 86 piliers de granite, qui soutient une cour publique (un peu plus grande qu’un stade de football universitaire typique).

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J’y vois l’écho de la forêt intérieur de la Sagrada Familia… c’est puissant. Et un dirait le clos d’une église… tout le monde chuchote dans cette section du parc.

C’est un jardin ludique, où les formes et les textures qui se juxtaposent sont toutes aussi surprenantes qu’amusantes.

Il y a de la poésie dans les formes et dans la vision d’ensemble de ce lieu enchanté, ça, c’est sûr. On dirait que le parc entier est conçu autour d’une longue courbe. De fait, différentes sections du parc ressemblent à la crête d’une vague. C’est remarquable d’avoir sculpté de telles lignes ondulantes à même le roc.IMG_4371

Cet après-midi, je passe de l’écriture de prose qui m’occupe depuis mon arrivée à Barcelone, à l’écriture de poésie. Ce lieu m’inspirera surement…

De retour à Barcelone 

Je suis de retour en Espagne. Le voyage fut assez long… du Canada à Londres, de Londres à Zurich et enfin à Barcelone. En route, 3 changements de vol (plus de 24 heures en transit) une guitare perdue par les tatas chez Air Canada (notamment à cause des nombreux changements de vol) et une guitare retrouvée (notamment grâce au gentil personnel de sécurité à l’aéroport de Barcelone.

Dubo @ JIWAR

Et au bout de tout ça, non pas un dépaysement, mais ce curieux sentiment de rentrer chez moi… le même sentiment qui m’avait étonné à mon premier passage à Barcelone. C’est peut-être que malgré tout ce que je laisse derrière moi au Canada, je reviens en terrain connu… à un endroit que j’aime. Je reviens en tant qu’artiste en résidence à JIWAR.

Là où je déjeune @ JIWAR

Chez JIWAR, on nous accueille chaleureusement, dans un espace sublime, saturé par une lumière enchantée qui inspire tous ceux qui y séjournent. On nous invite à créer, et à dialoguer avec des artistes venus de partout dans le monde. On connecte les artistes, en leur offrant un refuge, au cœur d’une ville qui déborde d’art et de culture.

L’année dernière, j’ai eu l’occasion de côtoyer l’artiste visuelle australienne Kerry Buckland, l’artiste allemande Hanako Geierhos et l’auteure anglaise Sylvia Arthur. Chacune de ces femmes de talent aura marqué ma démarche d’artiste. Je parlerai de mes collègues de 2015 dans un prochain billet… mais nul doute que l’occasion d’échanger avec eux sera toute aussi enrichissante.

Je suis passé à Barcelone pendant une semaine l’année dernière (merci au Conseil des arts de l’Ontario et à la Ville d’Ottawa!). J’ai composé une dizaine de nouvelles chansons pendant ce bref séjour. Ce fut l’occasion, notamment, d’assoir sur papier les textes et bouts de poésie qui m’habitait après mon périple sur le Camino.  Je sens déjà que de nouvelles mélodies font surface! Ce qui me frappe, c’est à quelle vitesse foudroyante la musique remonte à la surface quand je suis ici.

Je marche dans les rues de La Gracia…

Mon quartier @ JIWAR

Je prends un café sur une terrasse à la Plaça de la Révolution.

Terasse

Barcelone, et une coupe de Rioja, font le reste! 🙂

#Jiwar #Barcelona #artistinresidence #resartisjournals #frcan #letempsdetreheureux

Mon bureau @ JIWAR

Les amis, j’ai besoin de votre aide! Depuis quelques mois déjà, mon premier extrait radio – Élisa danse – a tourné sur les ondes de radios partout au Canada. Merci de votre écoute!!!

Le moment est maintenant venu de choisir le deuxième single de mon nouvel album! Je n’arrive pas à trancher tout seul, et donc je me tourne vers vous!!

Laquelle de mes chansons aimeriez-vous entendre à la radio cet été? Vous trouverez, en bas de la page d’accueil de ce site web, un petit sondage qui vous permettra de voter pour chanson préférée parmi quelques les options que je vous propose!

Vous pouvez, bien sûr écouter ces chansons dans la section « musique » du site.

MERCI de votre aide!

Eric

Jeudi soir, au Ottawa Grassroots festival, je monterai sur scène en solo pour la première fois depuis le lancement de mon nouvel album. Je présenterai mes chansons à l’état épuré. Je parlerai d’elles, et aurai le privilège de vraiment dialoguer avec le public dans un spectacle on ne peut plus intime. J’ai bien hâte! J’espère que vous aussi!

Pour ma part, je suis un fan de musique roots acoustique, depuis toujours. Ado, alors que j’écoutais Robert Paquette, CANO, John McGale et Toyo pour la première fois, je découvrais aussi la musique de Stephen Fearing, James Keelaghan, Fred Eaglesmith, Connie Kaldor et Don Ross. À ma première rencontre avec ce dernier, alors que j’avais 17 ans, je lui ai dit « You make me forget what a C chord looks like ». Ses doigts volaient sur le cou de sa guitare d’une façon étourdissante!

Tout prêt de là où j’ai grandi, il y avait un petit club de musique Folk : Mundy’s Bay Folk Society. Un regroupement entièrement bénévole – tout comme le Ottawa Grassroots Festival. Grâce à eux, j’ai eu l’occasion de voir, d’entendre et de rencontrer certains des musiciens roots les plus réputés au Canada, avant même de lancer mon premier album. Je les admire encore… ces gens qui ont le courage de prendre la scène en solo, qui croient à l’importance d’une chanson bien ficelée, qui ont une voix qui porte, et qui monte sur scène parce qu’ils ont quelque chose à dire.

J’ai hâte de vous revoir!

ottawagrassrootsfestival.com

J’arrive du dévoilement des finalistes pour les Prix Trille Or 2015… Très fier et très touché d’être finaliste dans les catégories suivantes :

• Meilleur album
• Meilleur auteur-compositeur
• Meilleur réalisateur (Shawn Sasyniuk pour mon album, Le temps d’être heureux)
• Prix de la chanson Radio-Canada à deux reprises : pour Une lettre de mon père, extrait de mon nouvel album, et pour Le temps s’arrête, que j’ai cosigné avec Michel Bénac du groupe Swing.

J’avoue, quand je complétais mon formulaire de mise en candidature, crevé d’une journée de marche et étendu sur le bunk du bas d’un lit le long du Camino dans le nord de l’Espagne, l’automne dernier, je n’aurais pas osé en espérer autant. Pour référence future, c’est plutôt difficile de compléter des formulaires de mise en candidatures sur son iPhone, après avoir marché 25km en montagne… à déconseiller… mais ça a l’air que ça porte bonheur, tout de même 😉

Félicitations à tous les artistes en nomination et merci à l’APCM et à tous les organisateurs et partenaires du Gala.

C’est un beau début d’année pour 2015!

Nous voici, enfin! Le grand jour! Nous lançons officiellement mon nouvel album, Le temps d’être heureux, à Sudbury ce soir.

Ce projet remonte à il y a plusieurs années. Lors d’un voyage en Amérique du Sud, j’ai recommencé à écrire et à entendre de la musique intérieure après presqu’une décennie de silence. À l’été 2011, je m’installe dans mon bureau pour pondre une vingtaine de chansons. Puis, j’entreprend des enregistrements maisons pour 15 de celles-ci. J’achemine ces enregistrements maison à quelques complices et amis en qui j’ai intimement confiance. Je leur demande, tout bêtement, de me dire si ça vaut la peine de pousser plus loin… s’ils sentent que j’ai quelque chose à dire et à partager par ma musique, ou si je perds mon temps. Je remercie d’entrée de jeu Shawn Sasyniuk, Robert Paquette, Marcel Aymar, Anique Granger et Mathieu Grainger, qui m’ont encouragé à poursuivre ma démarche et qui m’ont offert de précieux conseils.

Cet album n’aurait jamais vu le jour sans Shawn Sasyniuk. Batteur, réalisateur, confrère, c’est son travail qui a moulé mes chansons pour qu’elles forment cet album. C’est aussi grâce à lui que cet album bénéficie d’une part de féminité importante. C’est Shawn qui a eut l’idée d’inviter Anique Granger, Geneviève Toupin et Tricia Foster à participer aux enregistrements. Sans elles, ce disque ne serait pas ce qu’il est. J’en profite pour remercier tous les musiciens qui ont participé au projet d’avoir accepté de prêter leur talent pour mieux faire vivre mes chansons.

J’en profite aussi pour saluer les bailleurs de fonds, sans qui cet album n’aurais pas été possible. Merci au Conseil des arts de l’Ontario, à Musicaction et à la Ville d’Ottawa de leur aide précieuse. Le financement des arts, aux trois paliers gouvernementaux, est perpétuellement fragile au Canada. Pourtant, d’inombrables artistes en dépendent pour créer et partager le fruit de leur création. Je suis profondément reconnaissant envers ces institutions et aux paires qui ont siégé aux jurys qui ont accepté d’appuyer mon travail.

Depuis une semaine, je suis installé à Sudbury, pour monter le nouveau spectacle qui accompagne mon nouvel album. Mon équipe musicale du tonnerre – Shawn Sasyniuk, John McGale, Pierre Duchesne, Sarah Bradley et notre invité surprise, Sam Depatie – est appuyé d’une équipe technique hors pair – Mark Delorme et François Labelle. Puis, nous avons le plaisir de travailler avec des étudiants du programme de Technique des arts de la scène au Collège Boréal. Ces jeunes gens ont travaillé de longues heures cette semaine pour faire en sorte que le nouveau spectacle soit véritablement magique. On a hâte de le présenter ici à Sudbury ce soir, grâce à la généreuse participation de La Slague – un diffuseur exceptionnel, qui acceptait volontiers de présenter un tout nouveau spectacle, sans même l’avoir vû d’abord. On a hâte aussi de le partager avec des publics à Ottawa, Montréal et Toronto lors des lancements, et (j’espère) ailleurs au pays en tournée. Un mot de remerciement à l’excellente équipe qui assure la promotion (Communications Julie Lamoureux) et le booking (Denis Bertrand). Je m’en voudrais aussi de négliger le travail de la photographe Sue Mills, du vidéaste Ed Regan et du graphiste Christian Quesnel, qui ont traduit mes idées et mélodies en images.

Je suis profondément touché par l’appui de tout ce beau monde.

C’est l’aboutissement d’un projet qui m’habite et que je porte depuis plusieurs années déjà. Puis, c’est le début d’une nouvelle aventure. À partir d’aujourd’hui, ces chansons ne m’appartiennent plus. Elles sont destiné au partage avec le public. J’espère qu’elles sauront vous faire vivre des moments d’émotion. Pour ma part, c’est le temps d’être heureux.