Camino: Bayonne

bayonneJ’ai passé quelques heures sublimes à Bayonne. Une ballade dans le quartier pédestre, près de la carhédrale. Ce grand sanctuaire qui veille sur les basques et les touristes Venus de partout dans le monde, depuis des siècles. Une longue, très longue, douche chaude à l’hôtel. Et quel hotel! Une villa bourgeoise transformée en gite touristique. Puis, la grasse matinée dans un grand lit, seul dans ma chambre pour la dernière fois.

Ce matin, je me rends tôt à la gare de train. Une marche le long de la rivière, à voir pêcher quelques vieux, à l’heure que la brume fond sous les premiers rayons de soleil.

backpackersÀ la gare, je reconnaître d’autres péllerins. Mes premiers confrères! Ils et elles se distinguent rapidement. Nous avons tous les mêmes chapeaux, chemises, pantalons, grands sacs lourds… De fait, la taille des sacs de certains me rassurent. Dans un cas, on dirait un sac qui porte une jeune femme. Seuls les jambes, qui débordent les contours du sac et se rendent jusqu’à terre, laisse entendre la présence d’un être humain sous les bagages.

Une femme, péllerine, veille sur deux adolescentes – touristes en fin de vacance – qui dorment par terre.

Je ricane avec une étrangère à cause d’une porte automatique qui ne cèsse de s’activer pour rien, comme si des fantômes passaient, inaperçus, parmis nous.

Puis, l’embarquement. Le petit train est plein à craquer. Tout le monde est souriant. Nous avons tous ce même regard rempli d’espoir, d’anticipation de trépidation aussi. Nous cheminons ensemble, vers l’aventure!

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