Étape 11 – De Navarette (à Sotes) à Azofra

viana_01Les amis, have you ever just had one of those days?

Je conviens, avec ma collègue de marche du jour précédant, d’un départ très tôt… Vers 5 h du matin. Nous aimons tout deux cheminer à la belle étoile, plutôt qu’à la chaleur.

Je me lève dès 4h. J’ai hâte d’être sur la route. Je sors du dortoir avec mon sac, pour préparer ma valise sans réveiller tous ceux qui partagent notre chambre. Ma collègue en fait autant. Je laisse fermer la porte du dortoir, me disant que nous pourrons prendre nos souliers – rangés pendant la nuit sur une étagère dans le dortoir – une fois que nos valises seront faites. J’entends la porte qui barre derrière nous. Les hospitaleros barrent souvent les portes une fois que tous sont au lit, de sorte qu’un intru ne puisse pas entrer et voler les sacs, souliers, etc., pendant que les péllerins sont au lit.

Décidément, Si, hier, j’avais raison de la trouver irritante, aujourd’hui c’est moi qui laisse énormément à désirer comme camarade de voyage.

Nous sommes pris dans le hall d’entrée de l’édifice, incapable de rentrer ou de partir, pendant près d’une demie heure, jusqu’à ce qu’un gentil monsieur matinal nous ouvre la porte.

Nous cheminons, enfin, à la noirceur. Or, Naverette est un joli petit village sur une côte, mais la sortie vers le camino est très mal indiquée. Nous nous égarons à plusieurs reprises. Un monsieur d’un certain âge nous remet sur le droit chemin, en secouant de sa cane.

Nous avançons bien pendant plus d’une heure, mais il y a peu de flèches ou de coquilles (indications habituelles du camino) sur notre parcours. Une grande flèche inscrite par terre indique un virage. Nous la suivons sans hésiter. Nous faisons 2 km à la noirceur, jusqu’à l’entrée de Sotes, avant de constater que nous avons suivi un détour qui n’a rien à voir avec notre plan pour la journée. Je me sens véritablement sot.

J’avance à toute vitesse pour reprendre le temps perdu. Ma collègue s’attarde souvent sans sembler comprendre que nous avons ajouté 4.4 km inutiles à une journée où 27 km étaient déjà au programme.

Après 8h de marche, dont les 2 dernières en montée sous le soleil, nous arrivons à Azorfa. Ce petit village, à peine plus gros que mon patelin de Perkinsfield, existe uniquement à cause du camino. Les dortoirs sont organisés en chambres munies de deux seuls lits. Les gars séjournent avec d’autres gars, et vice versa. J’ai, enfin, un tout petit brin de sainte paix, et ça me fait un monde de bien. J’envisage la marche solitaire, dorénavant.

viana_02

2 Comments

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  1. Salut Éric,
    Un petit mot pour t’encourager sur ta marche et tes aventures…ton sens d’humour est encore là! Entouka pendant tes journées plus difficiles rappelle-toi que pendant que tu marches en tranquilité que moi je suis prise sur l’Autoroute 50 en pleine construction avec des méchants monsieurs qui me montre leur doigt d’honneur quand tout ce que je veux faire est de transférer de voie. LOL
    Amuse toi et bon courage…you’re doing great!!
    Donna

    • Allo Donna!
      Désolé de cette réponse tardive! Je viens de prendre ton message à mon retour au Canada!! Merci beaucoup de tes mots d’encouragement!! BOOOOOO pour ces messieurs sur la 50! Je t’assure qu’il n’y avait pas du tout de traffic sur le Camino! Je confirme aussi que ça fait énormément de bien de prendre de l’air!! À très bientôt j’espère! Eric

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