Étape 14 – Belorado à Villafranca à Burgos puis timeout à Burgos

rabe_02
Depuis Santo Domingo, nous passons par des villages fantômes. La plupart ont une population actuelle de moins de 100 personnes. À comparer à ces villages, Perkinsfield est une métropole.

Plusieurs de ces villages étaient importants à une autre époque. Ils étaient des points d’arrêts intéressants sur le Camino. Aujourd’hui il reste que des cassas vide, tombées en décrépitude. Nous entrons dans un village, lieu de naissance de Santo Domingo, et trouvons un seul « bar » où il est possible d’acheter de quoi grignoter ou boire en poursuivant notre trajet. Ce « bar » est une résidence privée où une dame octagénaire sert de barrista. Elle est tellement courte qu’à prime abord, je ne la remarque pas derrière le bar. Quand je l’apperçois, elle me fait sursauter. Ceci dit, elle me vend un excellent gâteau aux pêches et amandes et une limonade fraîche. Nous sommes bien accueillis quand même. Je crois qu’elle opère le seul commerce en ville.

burgos_05Un peu plus loin, nous passons par une ville où les édifices datent peu. Il y a un terrain de golf, une grande piscine municipale, et des centaines de maisons vide. De toute évidence, la communauté à été construite au moment de la crise économique, et les propriétés ne se sont pas vendues tel que prévu.

J’arrive à Villafranco au bout d’une brève journée de marche. Je me paye une chambre privée à l’hôtel/albergue. Je soupe avec un groupe de femmes du Québec, puis je retrouve des amis Torontois et Suédois. Une soirée agréable, en bonne compagnie.

Bon, c’est le temps de la confession. Le lendemain, j’ai un lift pour entrer à Burgos. Bon. Je viens d’en décevoir quelques uns. Lo siento. La quasi totalité de mes amis pèlerins prennent l’autobus pour entrer à Burgos. Pour ma part, je file dans une très grande Volvo, gracieuseté des Affaires Étranges. En l’espace de 20 minutes d’autoroute, nous parcourrons une distance qu’il m’aurait fallu 15 de marche pour traverser. Vive la technologie!

En passant, un petit avertissement, si tout va tel que prévu pour la suite de mon Camino, je risque d’en décevoir d’autres. Je suis pèlerin, pas puritain, ni puriste. Je crois que la marche me fera du bien, mais ne crois pas forcément à l’auto flagellation.

Je déjeune avec Deric, puis nous passons la journée à fouiner à Burgos. Une très belle et charmante ville. C’est agréable de retrouver un ami qui me connais d’avant le camino. Ça rappelle la vie d’avant et d’après.

burgos_03J’aime bien Burgos. Je passe une partie de mon séjour à faire de la paperasse à l’hôtel, puis je visite la cathédrale et retrouve mes amis de l’Alaska, l’Afrique du Sud et Seattle pour le souper. Une journée de repos qui soulage profondément mes blessures aux pieds. Ce serait facile de succomber aux attraits de la vie sédentaire, en hôtel. Mais mon corps a le goût de poursuivre la marche.

Laisser un commentaire

obligatoire