Étape 15 – De Burgos à Rabé et de Rabé à Castrojeriz

Je quitte tard de Burgos, le ventre bien rempli du petit déjeuner copieux de l’hôtel. Mais j’ai de la misère à m’y remettre, à retrouver le rythme. La sortie de la ville n’a pas grand chose d’attrayant, sinon une ballade sur le campus de l’université de Burgos. Puis, je passe 90 minutes à traverser une zone de construction au bord de l’autoroute. Il y a de la poussière, du bruit puis des grands camions partout. Mes allergies sont épouvantables. Au bout de seulement 14km, je sens qu’il faut que je m’arrête. Je trouve un albergué à Rabé. La propriétaire, très sympathique, m’annonce qu’il y aura une festa en ville ce soir. Peu importe. Je m’arrête ici. Power siesta. Journée frustrante.

burgos_04Assis devant l’albergué, je jase avec un jeune couple d’Israel. Puis, un 18 roue s’installe devant nous. Plutôt, il cherche à s’installer, de peine et de misère. Il stationne à 4cm de la table où nous sommes installés. On déplace la table, et les bancs, et les bacs de fleurs. Le truck veut passer. Il passe de justesse, avec 2 cm entre sa roue et l’escalier de notre albergué. Derrière le truck, il y a la scène pour le festival. Ils installent la scène à 2 pieds de la porte de notre albergué. Je semble avoir mal compris l’avertissement de notre hospitalero. Je croyais qu’elle m’informait qu’il y aurait un festival en ville… Elle m’informait que j’allais dormir dans la loge.

C’est la fête de la Patronne du village. Comme tous bons Chrétiens, les Espagnols marquent cette fête par un événement sobre, propice à la prière et la réflexion: un festival de 80s rock qui débute dès 23h30, et qui finira après 6h.

Personne ne dort. Notre hospitalero baille en nous versant un café matinal. Mais nous attendons que les saoulons entrent chez eux avant de sortir de l’albergué.

Il tombe une substance blanche que je préfère ne pas nommer… Mais avec laquelle mes amis canadiens sont intimemement familier. Je marche à la noirceur, dans l’air frais.

Je fais bonne route. Je traverse plusieurs petits villages, et m’émerveille d’une marche aussi agréable après une nuit blanche. Je passe par San Anton, où les ruines d’un couvent du 11e siècle embrassent la route. Puis j’arrive à Castrojeriz, où l’on trouve un monastère et les ruines d’un chateau sur une montagne. Près de 30km aujourd’hui. Je me sens moins frustré par ma journée d’hier. Lessive et sieste avant de concocter le plan de match pour demain.

rabas_03

Laisser un commentaire

obligatoire