Un p’tit rêve

D’entrée de jeu : Je me dis « T’étais un p’tit cul quand t’as écrit ça… they can’t all be gold ! » Mais peu importe ce que je me dis, ce n’est pas ma chanson préférée. C’est peut-être pour ça que je ne l’ai pas fait en spectacle depuis vingt ans !

J’en profite aussi pour saluer Guy, mon cher ex-colloque universitaire, qui évoquait souvent cette chanson pour mieux me rappeler l’importance de l’humilité 😉

Ceci étant dit… l’histoire : je voulais m’inscrire à Ontario Pop. J’avais seize ans et j’avais commencé à faire des spectacles. Le consensus était qu’il me fallait plus de matériel up-beat. J’avais trop de ballades. C’est vrai. (Nombreux sont ceux qui diraient que cette critique est toute aussi pertinente aujourd’hui. À eux, je réponds : ppppphhhhhhhhtttttt! Je tire la langue dans votre direction générale!)

J’écoutais le nouvel album de Michel Paiement, un musicien de Lafontaine et un des des rares artistes franco-ontariens que je connaissais à l’époque. Une de ses chansons portait sur le rêve d’être musicien. Je décide d’aborder ce sujet à ma façon.

Ce que je garde comme heureux souvenirs, c’est le jeu de Alvin Light à la guitare. C’est un grand musicien de ma région. Un de ces Lalumières dont les aïeux avaient changé le nom afin de pouvoir trouver un boulot chez les patrons anglais. L’entendre jouer en studio était un véritable plaisir. Je garde aussi d’excellents souvenirs de cette chanson lorsque je me suis rendu à la finale d’Ontario Pop. Mon premier show au Centre national des arts. Ma première expérience sur une grande scène, avec un décor, des gros éclairages, un band du tonnerre et une salle comble. J’étais resté seul sur scène après les répétitions un soir, afin de me pratiquer pour la finale, de m’habituer à l’immensité et à la présence des caméras. La marraine du show, nulle autre que Laurence Jalbert, m’avait spotté en train de me pratiquer sur scène et m’avais encouragé à continuer. Je sentais que mon p’tit rêve se réalisait!

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