J’aurais pu tout changer

J’écoutais beaucoup Blue Rodeo à l’époque. De fait, leur album Five Days in July demeure un de mes albums préférés. Nous cherchions à incarner le son Blue Rodeo avec cette chanson.

J’avais seize ans. J’imaginais une vie de tournées, une vie de déchirement qui m’obligerait de quitter le foyer, quitter celle que j’aime, pour rouler ma bosse d’artiste. J’imaginais le visage de celle que j’aime qui me regarde prendre la route sous la pluie. Je vous l’ai déjà dit : j’étais un ado mélancolique. J’aurais peut-être gagné à sortir dehors jouer au baseball plutôt que d’écrire des chansons aussi tristes!

Ceci dit, c’était ma chanson préférée du premier disque. Je garde de vifs souvenirs de mon ami John Fiddes à l’harmonica. Ce musicien d’origine écossaise, devenu un de mes grands complices musicaux et sages conseillers sur les routes de la vie. C’est lui qui m’a fait découvrir tellement d’artistes et de penseurs qui m’influencent encore aujourd’hui. Sans lui, et sans l’enregistrement de ce premier album, je ne serais pas devenu le bon folkie que je suis !

 

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